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Article 1. Lire et appliquer les règles tu devras.
Article 2. Ta vie et tes rêves tu différencieras.
Article 3. Tes aventures Amaknenne tu raconteras.
Article 4. Correctement tu parleras.
Article 5. Régulièrement le repaire tu visiteras.
Article 6. Respecter les autres il faudra.
Article 7. Le dieu FLOOD tu renieras.
Article 8. La période d'essai tu subiras.
Article 9. Ta guilde tu aideras.
Article 10. Les Percepteurs tu défendras.

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 [Pas de nouvelle] Hermès

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hermès



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Date d'inscription : 05/05/2008

MessageSujet: [Pas de nouvelle] Hermès   Lun 05 Mai 2008, 18:40

*Un tofu d’une grosseur surprenante s’approche timidement de la porte, une lettre dans le bec. Il cherche à se glisser dans l’entrebâillement mais son obésité le décourage et l’essouffle vite. De dépit, il s’envole en pestant après avoir craché son colis. Ce dernier échoue doucement au sol, révélant une encre sombre et vacillante… *


Je salut celui ou celle qui découvrira ce message. J’ose néanmoins espérer qu’il arrivera à bon port au repère de la Dictatura Dei. Ce tofu ne m’a pas l’air très doué et il mange tellement que je crains qu’il n’éclate en route.
Mon nom est Hermès. Je suis un fervent disciple de mon unique Dieu Eniripsa. Je vais tâcher de me présenter de façon simple et concise. Si mon histoire pourrait sembler hors du commun, je tiens à préciser qu’aucun fait n’en est inventé.

Je suis né sur la langue de terre que l’on nomme aujourd’hui presqu’île des dragoeufs. Je vivais dans une très jolie maison sur la place de la fontaine, non loin du kanojedo, avec ma petite sœur Perle de Nuit, et mes parents, une sadida et un eniripsa. L’argent n’était pas un problème pour nous : mon père était un habile chasseur et ma mère tenait bien les comptes. Les conflits ne touchaient pas l’île : ses habitants la souhaitaient à jamais neutre. Ainsi, la vie s’écoulait tranquillement. J’apprenais à me battre au kanojedo et ma mère m’enseignait les sciences de la nature.

J’avais huit ans quand survint le grand drame maintenant figé dans tous les livres de l’Histoire amaknéenne. Nous savions tous que les osamodas pratiquaient des expériences illicites sous le kanojedo. Ils désiraient domestiquer des dragons au détriment des règles imposées par leur Dieu. J’ai un souvenir très précis de ce jour-là… Ma mère se penchant à la fenêtre… Le kanojedo en flammes… Les monstres furieux… Mon père nous jetant dehors et nous hurlant de joindre au plus vite l’autre côté de la rivière. C’est la dernière image que je garde de mon père. Je ne sais toujours pas ce qu’il devint ; parfois je me demande si son destin lui offrit la même chance que moi, et si nous nous reverrons jamais ?

Ma mère nous fit marcher très longtemps. Nous dûmes traverser le cimetière des torturés. Si vous le connaissez, vous savez comme il vaut mieux s’en tenir le plus éloigné possible. Mais à cette époque, les conflits et les guerres touchaient leur paroxysme, et plus le nombre de morts augmentait, plus nous assistions au lever de cadavres et d’horreurs. Quel ne fut pas mon soulagement lorsque nous rejoignîmes sinon un vrai lieu de repos, du moins l’ébauche d’un village dévasté, l’ancien Ghisgoul !

Maintes étranges créatures avaient pris possession des gîtes et vieilles cabanes. Je suis retournée là-bas il y a peu. Les bworks s’y sont visiblement multipliés, mais ce n’était alors qu’une faible population. Pour nous protéger, ma mère construisit une forteresse de ronces et d’herbes qu’elle fit pousser avec minutie. Elle ne dormait presque plus. Avez-vous déjà vu un disciple de Sadida ne dormir que quelques heures par jour ? Celle-ci se restreignait à deux heures, qu’elle répartissait en tranches d’un quart d’heure. Elle avait toujours l’œil sur ses ronces et sur nous. Ma sœur et moi ne pouvions bouger. Le temps que notre mère passait à surveiller du haut de son arbre, nous l’utilisions à dormir, ou à jeter des épines sur les monstres de dehors. Je dois bien avouer que l’on s’ennuyait énormément. Nous finîmes même par en vouloir à nos parents ; comme s’ils étaient responsables ! Le regret me hante encore… Un soir, un jour, une nuit, comment savoir ? Il faisait si sombre…, un bwork s’approcha de notre campement. Ce fut le tout premier spécimen que je vis. Je le trouvai fort intéressant. Je ne compris pas l’état de panique dans lequel il mit notre mère. Je crus d’abord que le manque de sommeil la déstabilisait. Mais quand je compris ce qu’allait faire cette créature, quand je le vis lever ses énormes volumes de livres, et quand il l’abaissa pour faire jaillir l’éclair de l’enfer, et que le hurlement déchirant de la sadida brisa l’horrible silence des Landes, mon esprit déroula sous mes yeux le fil de ma vie, et je crus que c’était la fin. L’arbre brûla. Ma mère y était perchée. Les ronces subirent l’assaut des flammes ; des Karnes commençaient à gratter nos ronces avec leurs griffes. Elles firent un trou si important que le chevaucheur put y passer sa tête. Perle de Nuit réagit avec une rapidité qui me surprit : elle prononça un mot interdit qui fit exploser la tête blafarde du monstre, ce qui le fit chanceler puis s’écrouler sur le bwork. Elle prit ma main et nous nous échappâmes par la sortie de fortune formée par notre ennemi.

Courir ! C’était l’unique chose à faire… Je ne sais combien de temps nous courûmes, combien d’immondices nous dépassâmes, et combien ma mère avait souffert… Nous nous laissâmes tomber au beau milieu de la plaine morte, au paysage ravagé comme nos cœurs. Il n’y avait rien autour de nous. Nous étions trempés, nos vêtements étaient en lambeaux, nous étions presque nus en plein cœur du néant. Je fus sujet à des hallucinations. Un vieux xelor vint près de moi. Il connaissait mon nom. Je ne le reconnaissais pas. Ma sœur poussa un cri : « Grand-père ! » avant de s’évanouir. Voilà ce qu’il me dit : « Votre père se bat depuis des mois. Il est l’un des derniers survivants. Nous ne sommes plus que quelques combattants. Tout le monde est parti. Vous n’êtes pas loin de notre village. Ne venez plus. Je vais vous empêcher de revenir. Je vais vous ralentir et vous protéger. Vous vous en sortirez dans quelques siècles. Que votre Dieu soit clément pour vous, mes petites ». Il mit ses bras derrière son dos, créa un champ de force, et nous enveloppa tous deux d’un halo blanchâtre que l’on nomme dans les registres de sorts un ralentissement.

Débuta mon vieillissement accéléré. Les jours, les mois, les années, cinquante ans, un siècle, roulèrent devant moi. Personne ne semblait nous voir. On nous frôlait, on s’arrêtait, on discutait, on riait, mais la grande majorité du temps, il ne se passait rien. Je ne pouvais bouger. Je pensais être morte. Je vis l’évolution du monde, j’observai des guerres qui ne duraient qu’une seconde. Puis tout cessa. Un frôlement de trop. Je fus percutée de plein fouet par un sacrieur. Je me relevai très malade. Ma sœur me fit peur, je ne la reconnus pas : physiquement, elle avait pris dix ans. Ce sacrieur s’appelait Saketsu ; il nous restaura de pain et de potions. Il nous mena à travers les contrées ; je ne faisais pas attention au paysage, et je ne pouvais le faire : il nous traînait et nous faisait souffrir, « on avait ça dans le sang » affirmait-il. Enfin il nous mena dans sa maison de boucher, et écouta notre histoire.

Il nous crut fous et nous mena à la taverne où il nous fit boire. Je découvris quelque chose de surprenant : une disciple de Iop exécutait une danse, à moitié nue. Elle était d’une beauté incroyable. Saketsu me la présenta comme la descendante d’une des plus vieilles lignées des combattants de la bataille des dragoeufs. Je demandai à cette femme si elle connaissait mes parents. Elle me dit que cette guerre avait eu lieu un siècle et demi plus tôt. Etait-ce l’alcool ? Je défaillis et brisai mon verre entre mes doigts. Je lui demandai son nom et les noms de ses ancêtres.

J’étais l’arrière-arrière-arrière… et je pourrais en ajouter d’autres… grand-père de cette fille. J’ai plus de cent cinquante ans. Mon physique est celui d’un jeune eniripsa d’une vingtaine d’années mais j’ai vu et vécu plus que l’immense majorité d’entre vous ne pourront jamais le faire. Je n’avais plus aucun but dans l’existence. Ma mère était morte et mon père… Il était vivant quand le xelor me sauva. L’est-il toujours ? Je cherche ses traces en remontant mon passé. La jeune fille nous accueillit chez elle. Son nom est Gardienne. Je vis aujourd’hui avec elle, sa petite sœur Guerrière, sa sœur aînée Lanilie, et un disciple d’Enutrof qui régente le tout d’une main de maître. Perle de Nuit et moi sommes considérés par le clan comme des frères et sœurs de la même génération. Aucun de nous ne prend part aux conflits qui opposent les cités rivales, et nous ne participons pas aux activités Sériane-Kerm.

Je ne sais pourquoi, mais Gardienne me trouve peu enclin à l’amusement et au divertissement qui tentent les « jeunes ». Pour m’occuper, elle me mit sa pioche dans les mains et je commence à taper du caillou, mais je ne suis pas doué : j’ai juste assez de force pour écorcher du fer. Je ne me débrouille pas très bien non plus dans l’art du combat, je m’entraîne dur et le 60ème cercle est miens, mais le ralentissement se répercute encore maintenant sur moi m’imprégnant d’une lenteur excessive. Elle me parla de ce que l’on appelle une « guilde ». Je ne connaissais pas ce terme avant qu’elle ne me décrive avec enthousiasme la Dictatura Dei. Elle est persuadée qu’il faut que je découvre « l’humour » et que cette pratique ardue nécessite des professeurs.

Ainsi je m’en remets à vous. Elle m’a proposé d’écrire une formule plus convenable du genre : « oh grands Inquisiteurs, apprenez-moi ». J’espère tout de même que le découragement ne vous a pas pris dès le commencement, à la lecture de cette lettre. Mon passé reste à présent ancré au plus profond de moi ; chaque sillon qui sangle ma peau tachée me ramène à une des ronces qui ont écorché ma vie. Et si le futur reste pour moi incertain, je souhaite de toute mon âme, avec les bribes de ce qui me reste de cœur, le partager avec vous.


*Une note est griffonnée en bas des feuillets : « Sachez que je suis disponible si vous désirez me joindre ; il suffit de penser à mon nom, Oo-hermes-oO »*
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Williamlesanguinaire
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MessageSujet: Re: [Pas de nouvelle] Hermès   Lun 05 Mai 2008, 20:03

William, après lecture du parchemin se rua à l'intérieur du repaire en direction de la chambre de Liam.
La porte était ouverte, et Will entra en trombe manquant écraser un tofu.
- Attention à Juju, hurla Liam. De plus tu pourrais frapper.
- Ne commence pas, j'ai une requête urgente à formuler.
- Tiens donc, une requête. Qu'est-ce qui te fais croire que j'ai envie de t'aider?
- Il ne s'agit pas vraiment de moi, il s'agit de recruter quelqu'un. Tiens, dit-il en tendant la lettre à Liam, lit ceci, et dit moi si ce jeune Eni ne mérite pas d'être recruté sur le champ?
Liam posa son fouet, se saisie de la lettre et commença la lecture.
Une fois terminée, il semblait plus détendu.
- Bien, si tu fais un effort pour ne pas lui marcher dessus, prend Juju pouor envoyer ta réponse, c'est le plus rapide.
Sur ce, il se leva et jeta au petit tofu un sort de déplacement félin.
- Voila, avec ça il ira encore plus vite.
- Parfait, merci à toi.
Will prit le tofu dans ses bras et sortit.
Arrivé dans sa chambre, il sortit un parchemin et griffonna ces quelques mots:
Nous serions ravis de t'avoir parmi nous. Contacte moi aussitôt que possible afin de te faire recruter
Cordialement
Williamlesanguinaire

Il attacha le message à la patte de l'animal, et s'aperçut qu'il ne savait pas comment lui faire retrouver l'eniripsa. Il retourna donc auprès de Liam.
- Heu, j'ai un souci, saurais-tu lui faire retrouver le propriétaire du parchemin de tout à l'heure?
- Aucun problème, dit-il en prenant Juju le tofu dans ses bras, je m'en occupe tout de suite.
- Merci, je te laisse.
Sur ce, Will retourna en Amakna afin de trouver d'autres recrues...

_________________
William, serviteur du grand Xélor et dictateur sans scrupule
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MessageSujet: Re: [Pas de nouvelle] Hermès   Lun 05 Mai 2008, 20:15

Liam, se retrouva seul avec son tofu.
- Bon mon pti Juju, il va falloir retrouver un jeune eni du nom de Hermes. Tiens, renifle ceci, dit-il en lui tendant le parchemin.
Le tofu, qui comprenait parfaitement le langage de son maitre, suivit ses instructions à la lettre.
- Tu as bien tout compris?
Le tofu répondit d'un petit cri caractéristique de sa race, ce qui paru satisfaire l'invocateur.
- Aller, ne me déçoit pas, dit-il en déposant le tofu sir le pas de ma porte.
Il le regarda s'éloigner, satisfait de son dressage.
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